Depuis 2001, DFAE a soutenu de nombreux autres projets dont voici les principaux :
- 2001 à 2021 – La Maison du Cœur à Ouagadougou (Burkina Faso)
- 2004 à 2011 – Le Tibetan Children’s Village à Dharamsala (Inde)
- 2004 à 2011 – Le Centre de soins de Priko (Côte d’Ivoire)
- 2007 à 2018 – Le Village d’enfant SOS à Manille (Philippines)
- 2013 à 2017 – La Lakota Waldorf School sur la réserve indienne Lakota au Dakota (USA)
2001 à 2021 – La Maison du Coeur
La Maison du Cœur à Ouagadougou, au Burkina Faso, a été le premier projet soutenu par DFAE, dès 2001. La coopération s’est poursuivie jusqu’en 2021.
Fondée en 1987 par Mme Josette Boegli, la Maison du Cœur repose sur un concept simple de solidarité directe entre individus. Elle accueille les enfants les plus vulnérables et vient en aide aux femmes en grande précarité.
Cette structure héberge et encadre environ 35 enfants dont les parents sont décédés ou défaillants. Elle soutient également près de 200 femmes vivant à l’extérieur et dont malheureusement beaucoup sont atteintes du sida. Elle leur apporte une aide alimentaire et médicale essentielle, surtout en cas de pénurie, et finance la scolarité d’un enfant par famille (environ 60 enfants).
La Maison du Cœur offre un cadre propice à l’épanouissement des enfants et à leur réussite scolaire. Ils font leur scolarité à l’extérieur, mais sont suivis par un répétiteur financé par la structure. Chaque année, les enfants progressent dans leurs études, le but étant d’acquérir une formation professionnelle permettant ensuite aux jeunes de gagner leur vie selon leurs capacités (ouvrier agricole, potier…). Au fil des années, des progrès notables ont été réalisés et certains ont obtenu leur bac et poursuivent leurs études (BTS hôtellerie…) ou entament une carrière (une jeune fille est devenue médecin).

La Maison du Cœur est propriétaire d’un champ de sorgho qui contribue à l’alimentation de l’orphelinat. Ce champ permet aussi aux enfants de découvrir le monde rural.
La Maison du Cœur a un impact durable dans son quartier et dans les villages environnants. Parmi ses réalisations notables, elle a contribué à divers projets, comme le creusement d’un puits, l’installation de plantations et l’ouverture d’une école dans le village de Bourbi, permettant la scolarisation de 80 enfants.
Les activités incluent aussi des programmes pour relier les enfants à leurs racines, comme des voyages vers leurs villages d’origine.
Les dons de DFAE ont permis à la Maison de fonctionner efficacement, avec l’emploi de 10 salariés bénéficiant de la protection sociale, rare en Afrique.
Malheureusement, la direction ayant pris le relais après Mme Boegli ne correspondait plus ni à son état d’esprit, ni à celui de DFAE, et nous avons décidé d’un commun accord de ne pas poursuivre notre soutien de cette action.
2004 à 2011 – le Tibetan Children’s Village

De 2004 à 2011, DFAE a soutenu l’association Tibetan Children’s Villages (TCV) à Dharamsala qui accueille des enfants tibétains orphelins ou que les parents ne peuvent scolariser en Chine. La répression chinoise poussait de nombreux parents à envoyer leurs enfants en Inde pour préserver leur culture.
TCV, fondée par la sœur du Dalaï Lama, compte 8 villages en Inde, accueillant 2000 à 2500 enfants chacun âgé de 6 mois à 18 ans. Ces enfants vivent par familles de 30 enfants de tous âges, où les plus grands s’occupent des plus petits, tous étant encadrés par une « mère » pleine d’amour et de dévouement. La vie est très rude car l’argent manque (douche froide à 2000 m d’altitude en plein hiver). Ils sont scolarisés avec la méthode Montessori. La pédagogie favorise l’entraide et la responsabilisation des enfants. Les besoins en toutes choses (matériel pour le bon fonctionnement d’une maison, matériel scolaire, etc.) sont très importants.
Au fil des années, DFAE a financé :
- De nouvelles chambres pour abriter les nouveaux enfants qui arrivent chaque jour (+ 2000 par an) ;
- L’extension de l’hôpital de TCV de Dharamshala par un bâtiment de 3 étages avec chambres d’isolation pour les enfants atteints de maladies contagieuses comme la tuberculose qui affecte les enfants les plus pauvres venant du Laddakh, de la vallée de Zanskar, et du Tibet. Après un voyage difficile, les enfants ont besoin de soins médicaux urgents avant seulement de pouvoir ensuite intégrer une école.
- La rénovation des maisons les plus anciennes car le climat nécessite un entretien important.
Témoignage d’Anne W. qui a visité un des centres en 2008 : » Lors de mon séjour à Dharamsala, j’ai visité un des centres qui accueille des enfants de 2-3 mois à 16-17 ans. Situé sur les hauteurs de cette bourgade, près d’un petit lac entouré de bois, c’est un endroit calme et très bien tenu où résonnent les rires et les jeux des enfants. Ce centre est composé d’une dizaine de salles de classe, d’une salle de musique et de peinture et d’une bibliothèque. Une grande cour de récréation est bordée par des bâtiments. C’est ici que sont installés les bureaux des responsables de cette association. Un peu à l’écart, une quarantaine de petites maisons modestes et charmantes, permettent aux enfants de vivre dans une atmosphère familiale. En effet, dans chacune d’elles, 25 enfants de 5 à 16 ans vivent avec une grande personne qui prend soin d’eux entièrement lorsqu’ils ne sont pas à l’école, comme le ferait une mère de famille. L’argent que nous avons donné en 2007 a servi à construire une aile de l’hôpital, absolument nécessaire pour accueillir les enfants tuberculeux. Une recrudescence de tuberculose depuis quelques années a obligé les soignants à trouver une solution pour éviter la contamination. Lorsque j’ai demandé quelle était la priorité aujourd’hui, les responsables étaient unanimes à me raconter l’histoire de ces enfants : depuis les événements du Tibet, 800 enfants (de quelques mois à 20-25 ans) sont arrivés à Dharamsala (pour la même époque en 2007 il y en avait 227). Pour la plupart ils ont marché entre trois et quatre semaines, souvent sans même l’accompagnement d’adultes. Ils ne possèdent rien et sont très fatigués. Le TCV leur donne ce dont ils ont besoin (coût d’environ 800 roupies par enfant – équivalent à seize euros). Les plus petits et ceux qui veulent aller à l’école sont intégrés dans les centres (de 25 par maison, les effectifs sont récemment montés à 35-40). Ceux qui choisissent d’être moines sont accueillis dans des monastères. J’ai été frappée par la façon très respectueuse et attentive avec lesquels les adultes s’adressaient aux enfants ainsi que par le calme et l’ambiance « bon enfant » qui régnaient dans ce lieu. Notre action est plus que jamais indispensable pour aider ces personnes qui consacrent toute leur vie à respecter celles des autres. Ils apprennent aussi au monde entier que c’est par la non-violence que les problèmes pourront se régler. «
2004 à 2011 – Le Centre de soins de Priko
Résumé à venir…
2007 à 2018 – Le Village d’enfant SOS à Manille
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2013 à 2017 – La Lakota Waldorf School au Dakota
Résumé à venir…

